|
Le récit du voyant
Voici le déroulement des faits, tels que Franz Spelic les rapporte dans une annexe à la revue "Prenova v Duhu " (Renouveau dans l'Esprit). "A Medjugorje, le 28 avril 1988 déjà, tandis que je faisais le Chemin de Croix, à la douzième station j'entendis une voix claire me dire: "Tu trouveras une médaille de la Mère de Dieu, une croix et une partie d'un chapelet. Ce sera le début d'un nouveau chapitre de ta vie." Cette prédiction demeura pour moi une énigme durant plus d'un an. Effectivement, le 10 juin 1989, vers 9 h 50, me trouvant à Medjugorje, je méditais, assis sur un rocher. Regardant instinctivement le sol, mon attention fut attirée par une singulière touffe d'herbe. Lorsque je la soulevai, je découvris une croix, puis la chaîne d'un chapelet dont les grains manquaient. Une médaille de Marie était fixée à la chaîne. Ce que j'avais découvert était noir, brûlé, sans valeur. Je voulais tout jeter, lorsque je me ravisai, car il me semblait irrespectueux de jeter une croix. Je cachai "ma trouvaille" dans une petite poche de mon pantalon, dans laquelle se trouvait déjà ma montre. Aussitôt une force inconnue me jeta à terre et la Reine de la Paix m'apparut. Elle semblait "flotter" sur un nuage, à un mètre du sol, dans une niche ressemblant à la grotte de Lourdes, que formait également un nuage. Elle commença à parler Elle me demanda de me cantonner dans l'isolement de la prière, d'aimer la paix et de garder le silence à propos de son apparition. Je ne devais communiquer que ce dont elle m'avait chargé de faire connaître. Puis, après m'avoir dit 'Je te bénisì, elle disparut. Moi, je restai couché sur le sol longtemps encore, pleurant de bonheur. Je gardais dans mon coeur le souvenir de ma "trouvaille" et de ce qui m'avait été prédit, à savoir que ce devait être "le début d'un nouveau chapitre de ma vie"" Mais qui est Franz Spelic? Avant de poursuivre la relation des faits, examinons qui est Franz Spelic, car c'est une figure peu commune. Voici un résumé du récit de sa vie, fait par lui-même, que nous avons extrait du livre de Benjamin M. Javorski, intitulé Botschaften der Königin des Friedens von Kurescek. "Mon père, également prénommé Franz, est né en 1897, ma mère, Franziska, en 1893. Mon père, déporté durant la Première Guerre mondiale, rentrait au pays un an après la fin de celle-ci. Il fit la connaissance de ma mère et ils eurent avant mariage un premier fils, Johann, qui fut élevé par ses grands-parents maternels. Il reçut une excellente éducation et une bonne formation religieuse. Il eut une jeunesse plus heureuse que moi. Mes parents se marièrent et en 1921 naquit ma soeur Anni. Le 24 septembre 1927 je venais au monde. Mon père n'avait pas d'emploi fixe. Il travaillait à la journée pour les paysans et artisans de la région. Les jours où il ne trouvait pas d'emploi, il allait cueillir des fraises, des mûres, des herbes médicinales pour assurer aux siens une modeste subsistance. Il était travailleur et, comme tel, estimé de ceux qui l'occupaient. Mais Smavern se trouve dans une région viticole, et il lui arrivait de trop boire. Il devenait alors insupportable et vindicatif. Ma mère en particulier en souffrit beaucoup. En 1941, tandis que le conflit s'enflammait dans notre pays, mon père était déjà bien malade du coeur. Lorsque les fascistes italiens occupèrent notre région, il s'adjoignit aux partisans. C'est pourquoi, quand les patriotes entrèrent en lutte contre les partisans, mes parents durent fuir. Lors de ma confirmation, mon parrain me donna 500 dinars. Cet argent permit à mon père d'acheter une vieille bâtisse qu'il démonta et avec le bois ainsi obtenu il construisit notre maison. Le terrain nous fut donné par la soeur de ma mère. (Franz Spelic décrit la nouvelle 'maison', un bien grand nom pour une si sommaire demeure.) Mon père mourut en 1948, à l'âge de cinquante et un ans. En 1937 ma mère dut subir une opération chirurgicale (la deuxième) à cause d'un début de cancer de l'estomac. En 1956 il fallut lui enlever une autre partie de l'estomac. Elle mourut à l'âge de soixante-trois ans. Je passai les premières années de ma vie chez mes parents. L'âge de la scolarité obligatoire étant atteint, je fus placé durant la bonne saison chez des paysans, pour lesquels je travaillais à l'étable, dans les champs ou en forêt. J'ai eu de bons maîtres, mais aussi d'autres qui me traitèrent plus mal que leur bétail. Mon frère Johann, bien que totalement innocent, fut brutalement maltraité par les fascistes, ce qui l'incita à entrer dans le mouvement des partisans. Mon cousin Aloïs, de sept ans mon aîné, était affilié, lui aussi, aux partisans. Un deuxième cousin, Jaklic, avait les mêmes plans que moi. A l'insu de nos parents, nous en avons parlé et avons considéré comme un devoir d'entrer dans ce mouvement de résistance, ce que nous avons immédiatement fait. Au début de juin 1944 j'étais de garde devant l'église de Suhor, près de Dragatus, lorsqu'une grenade explosa. Un éclat pénétra dans mon mollet gauche. Un autre dans l'os de la jambe droite. Le transport sur un char de paysan à travers des chemins forestiers cahoteux fut très pénible. A l'hôpital de Zumbeck on retira ces éclats sans faire de narcose ni d'anesthésie locale. C'est durant mon séjour dans cet hôpital que j'appris la capitulation des armées italiennes. Dès septembre 1945 je suivis à Ljubljana une formation de policier durant trois mois. Le poste de police de Lukovica me fut confié. C'est là que je connus la soeur d'un de mes collègues, de cinq ans mon aînée. Sa famille était croyante. Un jour que j'étais assis sur le fourneau à côté de mon amie, le père appela tous les membres de la famille en montrant un chapelet auquel plusieurs médailles étaient attachées. Tous l'entourèrent; mon amie me quitta pour aller s'agenouiller avec les autres. Après la prière, le père vint s'asseoir à mes côtés et me dit: "Tu me plais assez et je suis content que vous vous aimiez. Mais ce qui m'a déçu, c'est que tu as dormi pendant la prière. Ne veux-tu pas aller à l'église avec elle? Je vous préviens que si vous vous contentez d'un mariage civil, elle n'aura plus besoin de franchir la porte de ma maison." Je n'avais que dix-huit ans. Malgré la mise en garde, nous nous marièrent civilement la même année. Mon épouse abandonna la pratique religieuse. Nous nous sommes toujours bien entendus. Nous avons eu deux filles: Jelka et Zlata. Chez les partisans j'ai été mêlé à des choses quasi démoniaques. Pourtant, je n'ai tué personne, mais je fus le dévoué collaborateur d'autres partisans qui, eux, ont tué. Tout ce que j'ai fait, je l'ai fait en conscience, pensant agir pour le bien. Au printemps de 1949 j'entrai à l'école d'officiers de police de Sremsko Kamenico. Après cette formation, je fus désigné comme professeur à l'école de police de Begunje. En 1952, cette école était déplacée à Logatec. Je ne voulus pas déménager et je démissionnai. On exerça sur moi toutes sortes de pressions; on me menaça même de me convoquer devant un tribunal de guerre pour m'y accuser de déserteur. Heureusement, après la guerre je me suis toujours bien comporté; on ne pouvait rien me reprocher. Je n'étais pas un buveur et je menais une vie morale correcte. Sans cela, on m'aurait emprisonné sous un prétexte ou un autre. Je résolus alors de devenir instituteur. Pour compléter ma formation, je suivis les cours d'un institut spécialisé durant un an. Comme officier des milices je gagnais 18 000 dinars par mois. Mon premier salaire d'instituteur se monta à 8 000 dinars. De plus, je ne jouissais plus des nombreux avantages accordés à un officier, mais j'étais très heureux d'être avec des enfants. Avec ma famille, je vivais dans un ancien dispensaire qui servait maintenant de maison pour les pauvres. Dans un immeuble proche de la maison que nous habitions, vivaient une vieille femme de plus de quatre-vingt-dix ans et sa fille qui avait dépassé la soixantaine. Un jour de 1954, ma mère rendit visite à ces deux femmes. Je suis allé chercher ma mère pour le repas. Soudain, je vis sur la machine à coudre un livre avec une tranche rouge. Je ressentis un besoin irrépressible de lire ce livre, sans savoir ce qu'il contenait. Je demandai à la dame si elle me le prêtait, lui promettant de le rapporter le lendemain. Elle me rétorqua: "Que voulez-vous faire de ce livre? C'est une bible. Je ne la donne pas. Je sais que, comme vous êtes communiste, vous brûlerez ce livre. Non, je ne le prête pas!" Je ne peux décrire ce qui se passa en moi. Je jurai et promis de rapporter le livre. En vain. C'est alors que ma mère intervint: "Micka, lui dit-elle, prêtez-lui ce livre. Je me charge de veiller à ce qu'il vous soit rendu." Là-dessus, je reçus le livre et le pris à la maison. J'en commençai la lecture, non sans réticences. Le contenu me parut inintéressant et incompréhensible. C'était incroyable, tout ce qu'on y trouvait: des guerres, des meurtres, des adultères, des massacres, etc. Six mois passèrent. Je n'étais pas encore un îhomme nouveauì. Entre-temps, nous avons déménagé dans un appartement plus confortable. Micka exigeait que je lui rapporte la bible. Ce que je fis. Ce jour-là, sur le chemin du retour, je rencontrai un pompier de la fabrique Elan, Franz Hribar, avec lequel j'échangai quelques mots. Il habitait Poljcah. Etant menuisier de métier, il avait fabriqué une belle étagère pour sa bibliothèque. Il m'invita à aller chez lui voir l'étagère, me proposant en outre un livre que je pourrais librement choisir dans sa bibliothèque. Il était 14 h et son travail prenait fin. Je l'accompagnai donc chez lui. Sur l'étagère se trouvait de nouveau un livre à la tranche rouge, une bible, et je ressentis le même indescriptible attrait de la lire. C'est ainsi que le jour où j'avais rapporté la bible à Micki, je disposai d'une autre. De retour chez moi, je l'ouvris et tombai sur le songe de Daniel (Dn 2, 31-45) voyant le colosse de bronze aux pieds d'argile. Je n'eus pas la paix tant que je ne pus en comprendre le sens. De qui pouvais-je l'apprendre? Il n'y avait que Dieu qui pouvait me l'expliquer correctement. Si tel était le cas, c'était donc que Dieu existait bel et bien. Cette découverte m'incita à poursuivre la lecture de la bible, bien que je fus encore membre du parti communiste et officiellement athée. Cette fausse situation me gênait de plus en plus. Un jour de février 1960, étant malade, j'étais couché sur un divan à la cuisine. Ma femme pleurait. Je lui demandai pourquoi. Sur un ton grave, elle me dit: "Pourquoi devrais-tu dire que tu es croyant, ce qui nous attirera de grandes difficultés? Qu'aurons-nous demain à donner à nos enfants?" Je lui répondis: "Cela ira, je ne sais pas comment, mais je suis persuadé que cela ira." Au même moment on frappa à la porte. C'était Mme Jance, l'épouse d'un juge, qui avait les deux mains chargées de légumes et de victuailles. Elle déclara: "Mon mari a entendu que vous vous trouviez dans le besoin et il m'a chargé de vous apporter ce que voilà." Je dis alors à mon épouse: "Tu vois que Quelqu'un pense à ce dont nous avons besoin Le Seigneur a laissé le calice de l'amertume se remplir, mais avant qu'il déborde, il nous a envoyé le salut. C'est la preuve qu'on peut se fier à Lui." Dès lors, la Bible est devenue pour moi le plus grand trésor au monde. Malheureusement, je n'avais personne avec qui en parler, car j'étais encore considéré comme un communiste athée. Alors que je ne m'étais pas encore lié d'amitié avec le curé Hiti de Begunje, passant devant l'église je vis que la porte, habituellement fermée, était ouverte. Pour la première fois je pénétrai dans le sanctuaire, m'approchai de l'autel et ressentis très profondément la présence de Dieu en moi. Je priai en fermant les yeux. La sacristine Anni s'approcha silencieusement. Lorsque j'ouvris les yeux, elle était plantée devant moi. Elle me demanda: "Vous, que faites-vous ici?" Je lui répondis: "Chère madame, ne sommes-nous pas dans un lieu de prière ouvert à tous?" Elle rétorqua: "Bon, mais priez-vous seulement?" C'est ainsi que je fus accueilli en entrant pour la première fois dans l'église de Begunje. A l'âge de quarante et un ans, je me demandai si je ne devais pas étudier la théologie, mon désir de devenir prêtre allant grandissant. J'ai demandé à mon parrain de confirmation, le curé Zakranjsek, s'il existait pour moi une chance quelconque de devenir prêtre. Il me répondit qu'il y avait peu d'espoir, mais que ce n'était pas totalement exclu. Comme ce désir ne diminuait pas, je lui demandai si je ne pouvais pas au moins étudier la théologie. Non seulement il me le permit, mais il me le recommanda. Un an plus tard, je m'inscrivais à la faculté de Ljubljana. Tandis que je suivais les cours de la faculté, j'envisageai de faire officiellement une demande pour devenir prêtre. Avec ma femme nous vivions depuis plusieurs années comme frère et soeur et nous n'avions conclu qu'un mariage civil. Il n'y avait pas, à mes yeux, d'empêchement majeur. Je consultai mon évêque qui me donna aussi clairement que laconiquement son point de vue: "Même si le Vatican vous y autorisait, moi je ne vous le permettrai pas. La décision finale dépend de moi seul." Je quittai l'évêché sur une cinglante défaite. Par l'intermédiaire du Pr. Franz Fric je fis une requête au Vatican. Quelques semaines plus tard la réponse vint, mais par mon évêque et non directement du Vatican. Mon évêque se montra très offensé par le fait que j'étais passé par-dessus lui. Pour ma justification, je lui rétorquai qu'on ne m'avait pas laissé d'autre choix. Le Vatican ne voyait pas d'empêchement majeur, demandant toutefois que les conditions suivantes soient remplies: je devais me séparer de ma femme ou obtenir d'elle une déclaration selon laquelle elle n'attendait aucune aide matérielle ou morale de ma part, et les enfants devaient être majeurs. L'évêque me répéta: "La décision dépend de moi. Etudiez la théologie, si vous le voulez, mais prêtre vous ne le serez pas." Je me sentis alors appelé à vivre une vie d'ermite. Mon épouse l'acceptait, tout en s'étonnant que j'aie tout d'un coup tellement changé. Elle ignorait que j'avais reçu une force telle que j'étais devenu un autre homme. Tandis que j'en étais à la cinquième année d'études à la faculté, mon épouse tomba malade. On découvrit qu'elle souffrait de sclérose en plaques. Elle est décédée le 24 décembre 1992. L'actuel archevêque de Ljubljana, Mgr Aloïs Sostar, m'ordonnait diacre le 24 décembre 1984." *** Franz Spelic exerça dès lors son ministère à Bonhinsca Bistrica. Son supérieur, le curé Fortuna Simon, l'appréciait beaucoup. Quatre ans plus tard, en 1988, Franz Spelic se trouvait à Medjugorje, où la Sainte Vierge l'attendait.
Le 21 novembre 1993, Mgr Sostar ordonnait prêtre Franz Spelic
dans l'église de Bohinsca Bistrica.
Interview du voyantLe samedi 11 janvier 1997, Stanko Marsic a rencontré le voyant qui, bien que très éprouvé ce jour-là, l'a aimablement reçu et a répondu à ses questions. C'est déjà la deuxième année que tu passes à Zalog. Comment es-tu en contact avec ce qui se passe sur le Kurescek? En outre, ta maladie ne fait-elle pas obstacle à ta mission sacerdotale? Tout en assumant un ministère ici à Zalog, je demeure en relation régulière avec l'archevêque Mgr Sustar. Je me soumets totalement à la volonté de Dieu qui est pour moi celle de l'archevêque. Marie dit si souvent dans ses messages: "Soyez fidèles à Dieu! Soyez fidèles au Corps mystique du Christ, à l'Eglise dont la tête est le Christ! Soyez fidèles au pape et aux évêques! " Et je veux suivre parfaitement cette injonction, également en ce qui concerne Kurescek. C'est-à-dire que je veux être obéissant comme je l'ai promis lors de mon ordination sacerdotale. Quant à la maladie, elle est pour moi une sorte de cadeau! J'accepte la souffrance comme une vocation supplémentaire sur le plan spirituel. La souffrance m'entrave, c'est vrai, puisque je ne suis ni physiquement, ni moralement en état de répondre à tous les besoins. Néanmoins je suis un homme heureux! Malgré la souffrance, la maladie et aussi le sentiment de mon incapacité, je suis heureux! Car je sais que Lui, Dieu, le Seigneur, et Elle, la Mère de Dieu, la Reine de la Paix, sont avec nous et avec moi. Et quelle mission précise remplis-tu ici à Zalog? Pendant de nombreuses années, presque quatorze maintenant - et aussi quand j'étais diacre permanent -, je portais secours à des personnes en détresse, avec l'aide de Dieu, de la prière et de la foi. Des gens venaient ici qui étaient chargés de fardeaux divers, de différentes misères, de maladies corporelles et psychiques. Venaient aussi des couples et des enfants dont le nid familial était menacé de destruction ou était déjà dévasté, des drogués et des alcooliques. Et l'an dernier sont venus aussi de nombreux prêtres, près de cinquante. Ils viennent ici chercher un appui, une aide dans leur misère intérieure, dans leur détresse causée par les puissances des ténèbres qui sont à l'oeuvre dans l'Eglise. Ils ne viennent pas chez moi pour faire une expérience puisqu'ils savent que Dieu seul peut les aider. Mais ils viennent chez moi pour que je les soutienne dans ma prière, avec la conviction que je vais les avertir et leur demander de faire ce que Marie, la Reine de la Paix, nous demande le plus: la fidélité à l'Eglise et à nos supérieurs. De nombreux catholiques slovènes débattent aujourd'hui du poids de l'héritage communiste. Cette attention prêtée tant au communisme qu'au libéralisme est-elle justifiée ou un danger plus grand menace-t-il la foi catholique? Cette question concerne davantage les politiques, mais nous concerne aussi, nous les chrétiens! C'est pourquoi je désire exprimer ici mon opinion personnelle. Je ne suis pas un politique et ne désire pas en être un non plus! On a profité de moi dans ce domaine et je me suis retiré dès que je m'en suis aperçu. Si l'Eglise est menacée d'un plus grand danger? Si elle va disparaître? Ce dernier danger n'existe pas. Dieu a promis que les portes de l'enfer ne pourraient l'écraser. Cependant un danger existe: cette puissance qui ne se dissimule pas tant dans les îcommunistesì que derrière eux! Ce pouvoir qui se cache, nie son existence et permet qu'on le dénomme de n'importe quelle façon mais pas par son vrai nom. Ce pouvoir agit sous la dénomination de divers partis en Slovénie, mais pas seulement dans ce pays. Ce pouvoir qui se dissimule derrière les îcommunistesì - c'est à dessein que je mets le mot îcommunistesì entre guillemets -, est pire que les îcommunistesì eux-mêmes. Les îcommunistesì, nous savons au moins qui ils sont. Ce pouvoir qui se dissimule à l'arrière-plan est prêt à entrer dans l'Eglise, il est même prêt à se travestir en prêtre, peut-être même en évêque ou en cardinal. Et c'est ce pouvoir contre lequel Marie, Reine de la Paix, nous met en garde: îDes forces ténébreuses pénètrent dans l'Eglise.ì Ces forces travaillent de différentes manières - sous le couvert de la bienfaisance, d'un gardien de la morale -, elles le font uniquement dans le but de pouvoir infiltrer leur théorie. Dès qu'elles se trouvent à l'intérieur, elles explosent comme des bombes. Et c'est de ces forces que nous devons nous protéger. A chacun de découvrir par lui-même ce que sont ces forces et quel nom elles portent! Ces forces sont donc organisées entre elles? Oui, ces forces sont organisées! Elles ont existé aussi chez nous en Slovénie, puis elles ont été repoussées pour un certain temps et maintenant, elles regagnent du terrain. Certains croient que par ces messages la Vierge Marie nous prépare à la fin des temps. Comment pouvons-nous nous préparer aux événements qui nous attendent? Je prie pour moi et pour les autres pour que notre dernière heure à tous se passe bien. Ce sera le moment où poindra la fin de ma vie terrestre! Si je suis préparé à la fin de ma vie personnelle sur cette terre, je ne m'inquiéterai aucunement de la fin du monde! Ces derniers temps, la Vierge s'est présentée en de nombreux endroits. Pour quelles raisons parle-t-elle aux hommes d'aujourd'hui avec tant d'intensité et de façon si continuelle? Ainsi que je l'ai déjà dit, des forces ténébreuses pénètrent dans l'Eglise. Marie, la Reine de la Paix, l'a répété plusieurs fois. Etant donné que ces forces, tel un animal vorace, dévorent les fidèles isolés, leurs victimes, Dieu qui veut qu'aucun de nous ne se perde, envoie Marie sur la terre pour nous avertir de leur présence, pour que nous ne nous laissions pas saisir à leur îpiègeì et que nous ne nous trouvions pas pris surpris en chemin, un chemin large, mais qui mène à la perdition. Elle nous avertit, elle nous appelle et nous enseigne en nous invitant à marcher dans la fidélité sur le chemin étroit, en nous invitant à passer par la porte étroite qui mène à l'éternité et à la félicité bienheureuse. Cela m'intéresserait de savoir où en est la reconnaissance par l'Eglise de ces événements pour lesquels tu es l'instrument du ciel? Comme je l'ai déjà dit, je suis en relation avec Monseigneur l'archevêque. Je lui raconte tout, en dehors de ce que la Vierge me charge de garder pour moi. Monseigneur a nommé une commission à laquelle j'ai été confronté deux fois, quelque six heures durant. Il n'y a eu aucun obstacle de sa part, tout s'est déroulé dans un esprit d'amour et de recherche de la vérité. La commission a demandé que je me soumette à des examens médicaux. Je l'ai fait également. J'en ai eu cinq. Le Dr Stane Celhar a réuni tous les documents médicaux et les a envoyés à la commission. Je ne suis pas au courant de la suite, car cela s'est passé il y a seulement quelques jours. Mais j'espère que la commission rendra publique son opinion. Je n'attends rien, rien qui soit favorable ou défavorable. Cependant j'espère que Monseigneur l'archevêque communiquera sa décision officielle. Là aussi je n'attends rien qui soit favorable ou défavorable. Mais je sais une chose: ce qui est de Dieu s'avère tôt ou tard comme étant îde Dieuì, même s'il y a encore beaucoup d'obstacles. Ce qui est humain, ce qui est de Satan, s'avère tôt ou tard comme tel! Nous souhaitons que la décision officielle intervienne le plus tôt possible et nous continuerons de prier à cette intention. Cordial merci à toi pour cet entretien! Je me recommande aux prières de tous, afin que Dieu m'accorde la force spirituelle nécessaire.
(De Maria Ruft, no 3, février 1997, paroisse St Peter près
de Grafenstein, A-9131 Grafenstein/Autriche. Traduit de l'allemand)
|